Restauration de publicités

 

Restauration de publicité

 Restauration d’une publicité 1900 pour la marque Dubonnet

Restauration d’une publicité. Il s’agit en l’occurrence de lithographies en couleurs contrecollées sur un support constitué de deux cartons reliés ensemble. Cette publicité s’étant décollée, des morceaux ont été arrachés et il y a des manques en bordures. On constate également de nombreuses salissures sur la deuxième planche et de nombreux accidents sur la reliure de l’objet.

restauration de pub.

restauration de publicité

Restauration de publicité     

La seconde partie de ce dépliant ne comporte pas de manque mais présente des salissures importantes, on aperçoit également l’usure de la reliure de l’objet avant restauration.

La restauration consistera dans des greffes de papier mises à la teinte, sur les parties manquantes de la lithographie comme sur la reliure, mise à la teinte et nettoyage des parties tachées.
publicité 1900 avant restauration. Lithographie

Détail de la publicité après restauration.

détail publicitéaprès restauration

Greffe de papier et mise à la teinte.  La lithographie n’ayant pas été décollée afin de ne pas abîmer la reliure, le nettoyage est resté limité ce qui a compliqué la mise en couleur du papier de la restauration des parties manquantes.

 

les deux panneaux de la pub Bien sûr, sans un décollage des lithographies, le nettoyage n’est pas optimal mais l’objet est désormais consolidé et peut continuer à nous enchanter par son charme désuet.

La lithographie :

La lithographie fait partie de la grande famille des techniques de gravures mais elle diffère sensiblement des autres car c’est une technique d’impression sans relief, dite impression à plat. La matrice est soit une pierre calcaire préparée soit un zinc également traité. Le dessin se fait à l’aide d’encres grasses qui s’accrochent aux supports (crayons, plumes, pinceaux) directement sur la pierre ou reporté à l’aide de papiers report (dessin à l’endroit sur le papier, reporté à l’envers sur la pierre et donc imprimé à l’endroit sur la feuille).
Après mouillage de la pierre, seul le dessin à l’encre lithographique retient l’encre d’imprimerie, la feuille peut-être posée puis passée sous la presse lithographique. Il faudra une pierre pour chaque couleur et procéder au repérage pour l’impression des couleurs successives.

Cette technique  permettra la mise au point de l’offset.

La gravure au burin, la gravure à l’eau-forte, la gravure à l’aquatinte

 

 

Restauration d’objets sur papier

Restauration d’un objet en papier : 

Il s’agit d’un objet particulier puisqu’il s’agit de deux gravures aquarellées découpées en bandelettes.

  Objet avant restauration 

 Vu d’un coté, l’image se dessine.  Sur le vue de face, on devine la vierge, mais les deux images se mêlent
 

 Description de cet objet sur papier et état de conservation

En fait, il s’agit de deux estampes aquarellées qui ont été découpées en fines bandelettes collées sur un support en accordéon en intercalant les deux œuvres. L’objet a pris l’eau et la fumée, il y a de nombreuses taches et auréoles, certaines bandelettes sont abîmées et en partie décollées. Et le support en accordéon est fixé sur un support comportant de nombreuses moisissures. Il faudra donc le remplacer.

Bandelettes en papier après nettoyage

Procédure de restauration de l’objet 


Le restaurateur démontera l’encadrement puis désolidarisera l’accordéon du support. Après un brossage pour éliminer les moisissures et poussières et un test sur les couleurs, il décollera les bandelettes du support. Il procédera ensuite au nettoyage et à la restauration des différentes pièces après séchage.
Dans ce cas particulier, il s’est avéré que le support (fait en papier dit de chiffon) et les bandelettes (papier dit de pâte mixte) n’ont pas retrouvé exactement leurs dimensions d’origine après séchage. Il faudra donc recréer cette accordéon pour y fixer les deux estampes en alternance, procédure assez délicate quant au repérage de la place exacte des deux images et surtout il faudra s’assurer que tous les angles soient bien net et bien égaux.Puis,le restaurateur aura à refixer ce pliage sur le carton de support avant de procéder à l’encadrement sur des matériaux de qualité muséum.

                         Objet en papier après restauration

Selon que l’on regarde l’objet d’un côté ou de l’autre deux images différentes apparaissent, si le spectateur  est de face les deux gravures se mélangent. On peut imaginer que ce type d’objet était un peu les précurseurs des techniques steréoscopiques de la photographie.

Restauration de jeux

Restauration d’un jeu sur papier

restauration jeu, décollage et nettoyage

Jeu de l’oie avant restauration

 Constat d’état avant restauration

Ce jeu de l’oie  l’effigie  sur le général De Gaulle a été diffusé à la Libération. Il est collé sur un carton qui a gondolé à l’humidité et qui a présente des moisissures. Il est donc important de le décoller pour un nettoyage du papier, de le consolider et de le fixer à nouveau sur un support qui permettra sa conservation.

Etat du dos du jeu avant restauration

 Jeu après restauration

Procédure de restauration de ce jeu sur papier :

Il a fallu tout d’abord décoller le jeu au scalpel, la colle ne s’avérant pas réversible à l’eau. Puis le restaurateur a procédé à une désinfection et à un lavage. Le jeu a été d’abord consolidé par un doublage sur papier japon à l’aide d’une  d’une colle d’amidon puis l’ensemble a été contre collé  sur un carton de qualité muséum. les petits manques dans le graphisme ont été repris au pastel sec.

Quelques  mots sur les cartons d’encadrement : 

Beaucoup d’œuvres sur papier  se dégradent beaucoup plus rapidement quand elles sont encadrées sur les cartons d’encadrement couramment utilisés par les encadreurs d’hier et encore aujourd’hui pour certains.
Ces dégradations se verront accélérées par d’autres facteurs comme l’humidité ou l’exposition à la lumière ou dépendront également de la qualité intrinsèque  des papiers, selon leur mode de fabrication.
Mais de nombreux documents, particulièrement encadrés au 19 ou 20ème  siècles souffrent de cette mise en contact.

Les cartons les plus utilisés sont fabriqués à partir de bois ou de pâtes recyclées, ils contiennent de la lignine, de nombreux substances chimiques et, s’ils ne le sont pas directement à la fabrication, sont acides ou le deviennent. Cela provoque, sur les œuvres,  des taches rousses (foxing, piqûres) ou une  tonalité rousse sur l’ensemble du document qui dénature le graphisme et fragilise la cellulose du papier par des mécanismes d’hydrolyse et d’oxydation.

Cartons et papiers de qualité museum ou conservation. Papiers « barrière » et papiers permanents.

Il est donc nécessaire de se procurer ou de demander aux encadreurs d’utiliser ce type de cartons. La mention « neutre » est insuffisante s’il s’agit de la mesure du carton à sa fabrication. Ils doivent être neutres (avec ou sans réserva alcaline) avec un taux d’alpha cellulose élevé ( cellulose la plus « pure »), garantis sans lignine et sans azurants optiques. Il existe des qualités différentes jusqu’aux cartons purs coton, elle seront appelées museum ou conservation selon les fabricants.
De la même façon, il existe des papiers fabriqués pour ne pas s’altérer comme les papiers barrières ou papiers permanents. Mieux vaut une cartonnette de conservation de qualité muséum après la restauration des documents qu’un encadrement sur cartons ordinaires même dits neutres.