Conservation et restauration de documents graphiques

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Restauration d’une gouache de Georges Rouault

Restauration d'une gouache tendue et déchirée.

Gouache avant restauration, tendue sur le carton.

Dos du document, on aperçoit les quatre déchirures.

 Restauration d’une gouache déchirée : on aperçoit mieux les déchirures sur la photo en transparence ou sur le dos du document.
Le restaurateur devra dans un premier temps défaire le montage. Comme la gouache ne peut supporter un apport d’humidité important et pour de pas risquer également de créer des auréoles, le restaurateur va travailler à l’aide de cataplasmes de méthylcellulose très épaisse. Puis, le kraft, une fois humidifié, il le retirera avec un scalpel en prenant soin de stopper toute migration d’humidité à l’aide de gel de synthèse.

Gouache sur table lumineuse avant intervention.

On notera au passage la difficulté à acheter sur Internet, les déchirures étaient peu visibles sur la photo d’origine du client.

Détails de la gouache déchirée.

Gouache percée suite au tension de l'encadrement

Gros plan sur les détails à restaurer de la gouache : la plus grande déchirure, au dessus de la signature de Rouault est irrégulière et présente  de petits manques de papier. Le restaurateur comblera ces lacunes avec un papier de même nature qui s’appuiera sur un doublage sur papier japon. La colle utilisée, compte tenu de la gouache comme media sera une colle de restauration à l’alcool éthylique. 

Après restauration des déchirures, le restaurateur  travaillera sur les manques dans le graphisme encore visibles à l’aquarelle.

Détails après mise à la teinte à l'aquarelle des réintégrations de papier par les restaurateur.

Doublage de consolidation dans le cadre de la restauration de documents graphiques :

Le restaurateur a réalisé ici un doublage sur un papier japonais très fin. Le papier de la gouache de Rouault était assez fin et faire des réparations ponctuelles auraient pu engendrer des tensions ponctuelles. Le doublage a donc permis de réparer les déchirures tout en permettant une bonne planéité. Et ceci, d’autant plus que le document ayant été démonté et soulagé de la tension du kraft d’encadrement, il avait tendance à présenter des déformations.
Mais les doublages ne doivent pas être la règle commune sous prétexte de mettre à plat. Ici, il serait facilement réversible avec un collage à la Klucel G mais ce n’est pas toujours le cas. Et le japon employé sur cette gouache ne gène pas la transparence et permet de garder une souplesse qui ne modifie pas l’aspect visuel du papier utilisé par l’artiste.

Voir un autre exemple de restauration d’une gouache. 

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