Restauration d’un dessin à la sanguine

Dessin au crayon sanguine, avec des auréoles, avant restauration.

Analyse avant restauration

Dessin au crayon sanguine de grande dimension (65 x 90cm).

On note d’importantes mouillures et le papier est taché  et marqué comme si le liquide avait été légèrement huileux. L’eau a entraîné des pigments qui ont marqué les bords des auréoles et teinté le papier. Ce à quoi s’ajoute probablement une coloration venant du support, en l’état un genre de bois aggloméré. Comme le papier était déjà légèrement oxydé au contact de ce support acide et de mauvaise qualité, sa tonalité globale est un peu jaune. Le dessin est également froissé.

Dessin au crayon sanguine après restauration :

Avant toute restauration sur un médium aussi fragile, il faudra tester l’adhérence de ce crayon au papier et analyser la possibilité de traitements aqueux de la totalité du dessin. Dans le cas présent, et compte-tenu de l’intensité et de la dimensions des taches,  on réalisera un traitement en bain aqueux  après l’application d’un fixatif de restauration sur le graphisme.

Le nettoyage aqueux s’étant révélé insuffisant après séchage, le restaurateur traitera les auréoles avec des solutions de produits chimiques ponctuellement. De nombreux rinçages suivront avant le retrait de l’essentiel du fixatif afin de n’avoir pas de changement optique. Puis la sanguine sera mise à séchée sous in tissés et poids.

 

Utilisée dès l’Antiquité, la sanguine,  nommée ainsi par analogie avec la couleur  du sang, est obtenue à partir d’une pierre d’oxyde ferrique argileux  réduite en poudre. Cette poudre est ensuite façonnée avec divers liants pour donner naissance à des crayons, des bâtonnets, des pastels, des pigments libres. Il existe plusieurs nuances d’orangés plus ou moins foncés tirant parfois vers les marrons. Selon les liants et les techniques utilisées par les artistes, la restauration s’avérera plus ou moins délicate.